4 mains en l'air pour représenter 4 métiers

Les 4 métiers qu'on ne soupçonne pas dans un bureau d'études en publicité extérieure

Marque employeur 7 sept. 2026
Quand on dit qu'on travaille « dans la publicité extérieure », on imagine des créatifs qui dessinent des affiches. La réalité est plus surprenante : chez Go Pub Conseil, nous sommes une trentaine, et la plupart de nos métiers n'existent nulle part ailleurs sous cette forme. Visite guidée.

Nous accompagnons les collectivités locales sur un sujet que personne ne connaît et que tout le monde croise tous les jours : les panneaux publicitaires, les enseignes, les préenseignes. Qui a le droit d'en installer, où, de quelle taille, et combien ça rapporte à la commune.

Derrière cette mission apparemment étroite se cache une équipe étonnamment diverse. Voici quatre métiers que personne ne cite quand on lui demande « c'est quoi les jobs dans ton entreprise ? ».

1. Le juriste en droit de la publicité extérieure

Une spécialité que peu de facultés enseignent

C'est probablement le métier le plus rare de la maison. Le droit de la publicité extérieure relève du Code de l'environnement, croise le droit de l'urbanisme, le droit fiscal et le droit des collectivités territoriales. Peu de juristes s'y aventurent, et encore moins en font leur quotidien.

Concrètement, nos juristes rédigent les Règlements Locaux de Publicité (RLP et RLPi), ces documents qui définissent commune par commune ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas. Un RLP, c'est un an à deux ans de procédure, des réunions publiques, des arbitrages politiques, et un texte qui devra tenir devant le tribunal administratif face à un éventuel contentieux.

La compétence inattendue : savoir expliquer une notion juridique complexe à un conseil municipal ou communautaire en cinq minutes, sans jargon, et emporter l'adhésion. La pédagogie compte autant que la technique.

 « Ce que je préfère dans ce métier, c’est que le RLP est une réglementation encore récente, qui exige donc beaucoup d’adaptabilité. C’est un droit assez mouvant, dans lequel il se passe constamment de nouvelles choses : il faut rester en veille, être attentif et réactif. C’est justement cette évolution permanente qui rend le métier particulièrement intéressant. »

Julie, Directrice des études-RLP

2. Le topographe de terrain

500 dispositifs par jour, par tous les temps

Celui-là, personne ne le voit venir. Une partie de nos équipes passe ses journées dehors, dans les zones commerciales, le long des routes départementales et dans les centres-villes, à recenser un par un chaque support publicitaire d'une commune.

Chaque panneau est photographié, mesuré, géolocalisé, qualifié : enseigne ou publicité ? Scellé au sol ou mural ? Lumineux ou non ? Ces données alimentent ensuite tout le reste de la chaîne : la fiscalité, le règlement, le contrôle des infractions. Rien de ce que nous produisons n'existerait sans ce travail de terrain.

C'est aussi le métier qui demande le plus d'autonomie : on part avec une tablette, un secteur à couvrir, et on organise sa journée.

La compétence inattendue : l'œil. Au bout de quelques mois, un topographe repère un dispositif non conforme depuis sa voiture, en roulant.

 « Le topographe ne fait pas que prendre des photos. Il doit jongler entre l’utilisation de l’outil terrain, le trafic, la météo, les questions des redevables (pas toujours très aimable) et bien d’autres imprévus encore. Ils représentent l’image de Go Pub et font de leur mieux malgré les conditions parfois complexes. Mais l’avantage c’est qu’ils voyagent, prennent l’air, découvrent de nouveaux environnements et entretiennent leurs corps d’athlètes. »

Samuel, responsable terrain

3. Le développeur de logiciel métier

Coder pour cinquante utilisateurs, pas pour cinquante millions

Oui, il y a des développeurs chez nous. Ils construisent Archibald, notre logiciel de gestion des dispositifs publicitaires, utilisé quotidiennement par nos équipes et par les collectivités clientes.

Développer un logiciel métier n'a rien à voir avec le développement d'une application grand public. Ici, l'utilisateur est un expert : il connaît son sujet mieux que vous, il utilise l'outil huit heures par jour, et il repère immédiatement ce qui ne colle pas à sa réalité de terrain. Le développeur doit donc apprendre le métier avant d'écrire la moindre ligne de code.

En contrepartie, le feedback est immédiat et l'impact visible : une fonctionnalité livrée le lundi fait gagner deux heures par semaine à un collègue dès le mardi.

La compétence inattendue : l'écoute. Un bon dev métier passe autant de temps à interroger ses utilisateurs qu'à développer.

Qu'est-ce que ça change de créer un logiciel pour et avec des professionnels ?                 

« Le retour métier est immédiat. On connaît les besoins des utilisateurs en temps réel, et les améliorations avancent donc beaucoup plus vite. »

Simon, développeur

4. Le chargé de comptes TPE

Mi-fiscaliste, mi-enquêteur

La Taxe sur la Publicité Extérieure est déclarative : ce sont les entreprises qui déclarent elles-mêmes leurs enseignes et leurs panneaux à la commune. Autant dire que l'écart entre le déclaré et le réel est souvent considérable, rarement par malveillance, le plus souvent par méconnaissance de la règle.

Le rôle du chargé de comptes TPE consiste à croiser les déclarations reçues avec l'inventaire de terrain, identifier les écarts, contacter les redevables, expliquer, corriger, et accompagner la commune jusqu'au recouvrement. C'est un métier de rigueur et de relation : on manipule des chiffres, mais on passe beaucoup de temps au téléphone.

C'est aussi le métier qui produit le résultat le plus tangible pour nos clients : des recettes fiscales retrouvées, parfois multipliées, pour des communes dont les budgets sont sous tension.

La compétence inattendue : la diplomatie. Annoncer à un commerçant qu'il doit régulariser trois ans de taxe demande un certain doigté.

L'appel téléphonique le plus mémorable de ta carrière ?

« Un interlocuteur du service des finances d'une mairie me confirme au téléphone qu'il a supprimé par erreur une ligne dans un fichier Excel. Résultat : plus de 500 entreprises dont le code d'identification se retrouvait décalé d'une ligne par rapport à son logiciel comptable. Derrière, l'enjeu était de taille, puisque nous risquions de facturer la taxe à la mauvaise entreprise. Avec le recul, l'anecdote me fait sourire. Sur le moment, beaucoup moins. »

Alexia, chargée de comptes

Le point commun ? Personne n'a appris ce métier à l'école

C'est la vraie particularité de Go Pub Conseil : aucune formation initiale ne prépare à ce que nous faisons. Nos juristes ne sont pas sortis d'un master « droit de la publicité extérieure », il n'en existe pas. Nos topographes ne connaissaient pas la TPE avant d'arriver.

Nous recrutons donc sur la curiosité et la rigueur, puis nous formons en interne. C'est exigeant les premiers mois, il faut accepter de ne rien comprendre pendant un moment, mais c'est aussi ce qui rend le métier passionnant : on devient rapidement l'une des rares personnes en France à maîtriser un sujet.

Et dans une équipe d'une vingtaine de personnes, ces quatre métiers travaillent dans le même bureau, sur les mêmes dossiers. Le juriste demande une photo au topographe, qui signale une anomalie au chargé de comptes, qui remonte un besoin au développeur. C'est probablement ça, le vrai avantage d'une PME.

Envie de découvrir l'un de ces métiers ? 

Retrouvez nos portraits d'équipe et suivez la série « Trombini » sur notre LinkedIn ou YouTube pour rencontrer l'équipe.

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Eric Rousseau

Eric Rousseau est le Président de GO PUB Conseil.