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Je t’ai bâché 2 : Je bâche, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… pas du tout ?

Je t’ai bâché 2 : Je bâche, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… pas du tout ?

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Comme une alerte aux dérives publicitaires, la « Lettre ouverte à la ministre de la Culture concernant les publicités sur les monuments historiques en travaux[1]», publiée quelques jours après les journées du Patrimoine, avait fait du bruit dans le monde de la publicité extérieure.

Apparemment la polémique n’a pas fini de s’étendre car depuis quelques jours et jusqu’à fin 2018, une bâche de 1 500m² s’étend désormais sur le toit de l’église Saint-Augustin, à Paris. Plusieurs églises parisiennes (notamment La Madeleine et Saint-Eustache) feront également les frais de ces bâches géantes sur leurs façades à compter de fin Novembre 2016. Cette opération exceptionnelle a lieu dans le cadre du « plan église » lancé par la ville pour la période 2015-2020 pour 80M€. Ces bâches publicitaires serviront à financer une partie des travaux engagés pour la restauration de ces églises. Pour l’église Saint-Augustin, c’est plus du quart des travaux qui seront financés grâce à cette opération.

Il faut cependant avouer que cette opération publicitaire n’a pas fait l’unanimité notamment auprès des écologistes, du Parti de gauche mais également du public. La ville assure que « Chaque visuel a été validé » par les services culturels de l’Etat, le diocèse, la paroisse et la mairie d’arrondissement. Cette opération permet donc de « multiplier les sources de financement » pour la restauration du patrimoine parisien.

Alors que la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) est déjà une pratique largement répandue auprès des collectivités, il serait sans doute judicieux de réaffecter les recettes de cette taxe à la valorisation du patrimoine des collectivités dans l’optique de préservation et d’amélioration du cadre de vie urbain. Cela permettrait non seulement pour les assujettis d’avoir conscience de l’utilité et de l’impact de cette taxe dans leur environnement urbain mais également d’éviter des opérations publicitaires de grande envergure pour le financement de la restauration de notre patrimoine.

[1] : Lettre de différentes associations de protection du paysage : Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP), La SPPEF (Sites & Monuments), Paysages de France et Louvre pour tous.

 

julie-et-madhya

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